Édito (mars-avril_2016)

~ 29 avril 2016

On entend souvent dire, à propos du temps, que le passé n’existe pas puisqu’il n’est plus ; l’avenir non plus, puisqu’il n’est pas encore. Il ne resterait donc que le présent, qui est l’unique temps réel. Mais peut-on vivre dans le présent uniquement ?

A tout prendre, je préfère la définition de Saint Augustin :

Pour lui aussi, seul le présent existe mais, dit-il, il y a trois temps : le passé, le présent et l’avenir : « le présent du passé, c’est la mémoire ; le présent du présent, c’est l’intuition directe ; le présent de l’avenir, c’est l’attente ».

— Génial, diriez-vous, pourquoi s’inquiéter ? Il suffit de savoir attendre.

Oui, mais, attendre, ce n’est pas tourner en rond ni rester figé comme une statue. On peut attendre un heureux événement ou des jours incertains, tout en s’y préparant de mille manières, par la prière, par la réflexion, en anticipant les événements et leurs inévitables conséquences…

Impossible de tout prévoir, me diriez-vous, il y aura toujours une part d’imprévu !

C’est exact, et c’est tant mieux d’une certaine façon, car cela nous permet, tout en faisant de notre mieux, de tout remettre, nous et nos projets, entre les mains du Seigneur. Et de projets, il en est question dans ce bulletin, il en sera question aussi lors de la prochaine AG du mois de mars : l’avenir de la paroisse, la vacance ou non du poste pastoral, la future Déclaration de Foi de l’Église Protestante Unie de France…

Mais par-dessus tout, et c’est capital pour la foi, nous nous apprêtons à vivre les temps des Rameaux, de la Passion, pour cueillir et accueillir de tout notre être la Lumière de Pâques, celle du Christ Ressuscité !

On le voit, notre présent est plein d’avenir !

 

Pasteur Alkaly Cissé

La résurrection_

La Résurrection, Michel-Ange, 1533.