La violence humaine face à l’amour de Dieu.

Laissez les hommes aller jusqu’au bout de leur violence :  c’est ce que représente la crucifixion.  Jésus laisse les êtres humains montrer jusqu’où ils sont capables d’agir : mettre sur la croix celui qui a su aimer parfaitement. Lui un modèle d’humanité, et qui est en même temps celui que Dieu envoie, le Messie, le Christ.

La violence humaine ne s’arrête jamais. Aujourd’hui en France on se sent impuissant devant ceux qui manifestent violemment leur colère, qui cassent et mettent le feu à des bâtiment. Cette violence a existé depuis toujours et existe encore sur la terre entière. Répondre à la violence est souvent la seule chose que les hommes savent faire.  Nous savons bien que ce n’est pas une réponse satisfaisante.

Qu’en est-il de notre Dieu ?

Il laisse Jésus mourir de la violence des hommes. Il nous laisse réaliser ce dont sont capables les hommes.  Quand Jésus dit : « ils ne savent pas ce qu’ils font » c’est que la portée de leurs actes leur échappe.

Quand je regarde une croix, je sais que ce n’est pas moi qui ai crucifié Jésus. Mais je sais aussi que la violence que j’ai en moi peut m’emmener “hors” de moi.  Etre devant la croix c’est accepter que la violence ne soit pas uniquement extérieure à moi et donc quitter mes illusions.

Dieu n’a pas laissé Jésus seul et il ne nous laisse pas seuls face à la violence. La résurrection nous montre ce dont Dieu est capable. Grâce à Dieu, l’histoire de Jésus continue. Il est vivant, il a reçu une vie nouvelle et éternelle.

L’impossible est advenu et Dieu nous invite à y croire. Il nous invite à croire malgré toutes les limites humaines. Il nous invite à croire à la puissance d’amour offerte.

Alors réjouissons-nous, entrons dans l’espérance, et vivons Pâques en témoin de la résurrection : « il est ressuscité, il est vraiment ressuscité ».

Pasteur Isabelle Hervé