Pour les chrétiens, la fête de Noël est avant tout la célébration de la naissance du Christ : Dieu prend forme humaine. Frédéric Rognon, professeur à la faculté de théologie protestante de Strasbourg, rappelle que Dieu s’est dépouillé, se rendant semblable aux hommes*.

Les traditions de Noël.

Les catholiques font une crèche pour rappeler les textes bibliques : Jésus est né dans une crèche, signe d’humilité, il s’installe au milieu des plus pauvres ; et les premiers avertis sont les bergers et non les puissants. Les orthodoxes ne font pas de crèche mais représentent la naissance de Jésus par des icônes. Dans les églises orthodoxes grecques on fête Noël le 25 décembre, mais les orthodoxes russes attendent le 7 janvier et la visite des mages. Les protestants ne font pas de crèche mais ont développé la tradition du sapin, symbole du paradis d’Adam et Ève et de la connaissance du bien et du mal.

Trois messages clés.

La joie. La naissance de Jésus est accompagnée du chant des anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! » (Lc 2, 14). Les Mages sont remplis d’une très grande joie en voyant Jésus (Mt 2,10).

L’amour. On peut donner sans aimer, mais on ne peut pas aimer sans donner. Pour tous, petits et grands, Noël est la période des cadeaux. Mais le cadeau n’est pas une fin en soi ; c’est (ce devrait être !) une manière de redire l’importance des uns pour les autres, car l’amour du prochain n’attend pas de réciprocité. Noël est le cadeau que Dieu nous fait : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn 3,16).

La paix. Dieu rejoint notre humanité en s’incarnant dans un petit enfant. « Ce geste de Dieu, nous dit Frédéric Rognon, a des conséquences théologiques car face à cette vulnérabilité, nous sommes appelés à retrouver le Christ parmi les plus humbles, à donner priorité aux plus petits. C’est pourquoi l’on est invité à être plus solidaire. » Solidaires avec les hommes et les femmes des différents pays du monde et d’Afrique qui se trouvent encore dans une situation désespérée, de grande souffrance et de détresse, où le terrorisme fondamentaliste exploite les enfants, perpétue horreur et mort. Solidaires non en paroles mais en actes avec nos frères et sœurs abandonnés et exclus, avec ceux qui souffrent de la faim et les victimes de violences, avec les déplacés, les migrants, les réfugiés, avec toutes les victimes de la traite des personnes, avec les enfants privés des joies de l’enfance à cause de la faim, des guerres, de l’égoïsme des adultes. Et paix sur la terre à tous les hommes de bonne volonté qui travaillent chaque jour, avec discrétion et patience, en famille et dans la société, pour construire un monde plus humain et plus juste, soutenus par la conviction que c’est seulement la paix qui rend possible un avenir meilleur pour tous.

En ce jour de joie, d’amour et de paix, nous sommes tous appelés à contempler l’enfant Jésus qui redonne l’espérance à tout homme sur la terre. Avec sa grâce, donnons voix et corps à cette espérance en témoignant de la solidarité et de la paix. Joyeux Noël à tous !

*Pour en savoir plus : https://www.reforme.net/actualite/societe/quel-sens-donner-a-noel/ auquel cet article emprunte.

 

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