1958-2019

Culte d’action de grâce

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 Chers paroissiens et amis de la paroisse,

La date de la vente du temple est prévue pour les premiers jours de décembre.

Nous avons tous vécu des moments importants dans ce temple du 13 rue Jean Jaurès. C’est pourquoi il est nécessaire que nous vivions ensemble un temps d’action de grâce pour les moments de vie partagés dans ces locaux, mais aussi pour nous réjouir de l’avenir qui nous ramènera en ces lieux.

Chacun d’entre vous est invité participer à ce culte qui sera, je l’espère, partagé avec les autres communautés qui se réunissent dans nos locaux.

Vous avez peut-être dans votre entourage des personnes qu’il vous semble important de convier à ce culte du 24, n’hésitez pas à lancer des invitations autour de vous.

A cette date était initialement prévu le culte annuel du souvenir (destiné aux familles endeuillées de l’année). Mais nous avons pris en conseil la décision de le reporter au dimanche 5 janvier pour ne pas mélanger les deux évènements.

Fraternellement en Christ,

Le conseil presbytéral et le pasteur Isabelle Hervé

Frères,

(9) Vous êtes la maison que Dieu construit.

(10) Comme un bon architecte, avec la grâce que Dieu m’a donnée,

j’ai posé les fondations.

D’autres poursuivent la construction ;

mais que chacun prenne garde à la façon dont il construit.

(11) Les fondations, personne ne peut en poser d’autres

que celles qui existent déjà :

ces fondations, c’est Jésus-Christ.

Première lettre de l’apôtre Paul aux Corinthiens 3,9b-11

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Programme du culte d’action de grâce

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C’est le 13, rue Jean Jaurès

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Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à la base, je n’étais pas très convaincu par l’initiative. L’idée d’une cérémonie d’au revoir à notre temple ne me semblait pas en accord avec le fait de ne pas sacraliser des lieux. Et pourtant, au fil de la lecture de l’Ecclésiaste, ce lieu se chargeait de symboles et d’éléments renvoyant à mon histoire personnelle.

Ce lieu témoigne de mon engagement. J’y ai repris une vie communautaire. Comme de nombreux jeunes adultes, je m’étais éloigné de la fréquentation du culte. Et alors que Boissy était plus près en termes de distance, notre choix s’est porté sur Champigny, ce que nous n’avons jamais regretté. Nous savions déjà qu’on devrait déménager quand notre conseil presbytéral a été consacré. Et c’est là que j’ai effectué mes premiers pas en tant que prédicateur.

C’est aussi un attachement familial. Mes enfants y ont effectué leurs premiers cultes, Jonah y a été baptisé et c’est l’un des premiers bâtiments qu’il a identifiés, petit. Je le revois faire ses premiers pas lors du Noël des enfants avec l’Ecole du Dimanche et sa prise de confiance en lui, lui permettant aujourd’hui de demander des rôles pour ces moments de fête. Pour Joséphine, le premier contact a été une longue sieste. Donc, très calme et à l’opposé de ce que son papa disait.

Enfin, cette adresse révèle aussi des rencontres. Celle de cette communauté qui nous a acceptés et nous porte dans chacune de nos actions. Marie-Claire, qui nous a appelés chacun par son nom dès le deuxième dimanche, chaque Conseil presbytéral, qui est un grand moment de chaleur, de partage et d’apprentissage, toutes ces personnes qui si elles ne sont pas citées individuellement, ont contribué à cette forme de bien-être et de sérénité, ce sentiment d’être chez soi. Cette communauté plurielle, aussi bien dans la diversité ethnique que dans l’influence théologique. Et cette rencontre qui a entraîné un changement paradigmatique en ce qui concerne le chant.

Petit-fils d’un pasteur plutôt austère quand on pense à l’environnement dans lequel il vivait, j’ai été marqué par son rapport à la musique et au chant. Sans doute parce qu’il a surtout été dans des paroisses rurales ou péri-urbaines, le chant était dépouillé, sans instrument d’accompagnement. Et je voyais bien son regard réprobateur quand, petits, nous nous essayions à la danse sur des musiques qu’on qualifiait de « mondaines ». Mon premier contact avec l’Église réformée et la montée en puissance des églises issues des courants évangéliques américains ont fini de me convaincre que le beau chant était antinomique avec mes attentes réflexives sur les textes de méditation. Pourtant, l’arrivée d’Isabelle m’a démontré qu’on pouvait allier les deux. Par sa volonté de nous faire mieux chanter et le culte du vendredi, elle montre qu’on peut concilier un chant joyeux et une prédication exigeante, tant dans son contenu que dans la possibilité en chacun de nous de se l’approprier.

Parce que notre parcours de foi est aussi dans ces paradoxes, on peut accepter que même s’il n’est pas sacré, un lieu peut être porteur de symboles. Je pense qu’à titre personnel, il témoigne de nos contradictions, de la complexité de nos émotions et de ces incertitudes individuelles qu’on transforme en certitude collective. C’est cette certitude de l’amour de Dieu qui nous permet de continuer tous les dimanches à nous retrouver, à garder tous cet esprit qu’on peut choisir de lier à cette adresse, mais qui est simplement le témoignage de la présence de Dieu au milieu de nous quand nous nous réunissons en son nom.

Il y a définitivement un temps pour tout… Et donc, un temps pour dire provisoirement au revoir au 13, rue Jean Jaurès.

Hervé Kouamouo

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Avec la démolition du premier temple réformé de Champigny c’est un puissant repère de nos vies qui semble disparaître – baptêmes, confirmations, mariages, obsèques, et tous les autres moments forts partagés. Et pourtant. Il y a un temps pour tout, nous rappelle l’Ecclésiaste. Un temps pour se réjouir de la construction… et de la prochaine reconstruction de notre temple, de toutes les occasions de rencontre qu’il a été et qu’il demeure capable de susciter !

Réjouissons-nous avec quelques témoins de cette histoire.

C’est notre histoire.

Notre arbre généalogique nous rattache à l’église Sainte Marie (aujourd’hui paroisse du Marais) lorsque Napoléon 1er décide en 1802 d’affecter cet édifice au culte protestant. Avec l’augmentation de la population parisienne et le mouvement du Réveil, Sainte Marie engendre Charenton (1889) qui engendre Vincennes qui engendre St Maur (1908) ; ces deux églises génèrent à leur tour en 1947 une mission sur Champigny, en nommant M. Tourlonias colporteur biblique. A son départ en 1948, il y a déjà une centaine de familles regroupées sur ce territoire. Il est grand temps de trouver un terrain pour y construire un temple. Il faudra toutefois attendre 1955 pour qu’un site définitif soit trouvé.

4 Février 1956 une SCI dite du “Champ de l’Alouette” est créée entre l’Eglise réformée évangélique de St Maur-Champigny et un paroissien campinois, Henri  NUSSLÉ. Elle permet en novembre de la même année d’acquérir auprès de la SNCF « un terrain de forme irrégulière » de 3 846,70 m2, pour 4 millions de francs. Henri NUSSLÉ et l’ERF s’attribuent chacun un nombre égal de parts (200). La partie de terrain située en fond de parcelle est attribuée à M. NUSSLÉ, celle située en façade de la rue Jean Jaurès est dévolue à l’ERF qui y fait construire aussitôt le temple (1957-58) puis ses annexes (1963-64). Le temple est inauguré en grande pompe le 5 octobre 1958. En 1965, le pasteur Caux, second pasteur de St Maur spécialement chargé de Champigny, convainc ses collègues du Conseil presbytéral qu’il est temps pour Champigny alors en constante progression de devenir une paroisse autonome. C’est chose faite en 1966 (statuts publiés au J.O. le 30.03.1968). L’année suivante Henri NUSSLÉ fait don de ses parts et de sa parcelle du terrain à la paroisse de St Maur-Champigny dont la valeur est estimée à 120 000 F. C’est seulement en 2005 que St Maur se détache définitivement en faisant donation du terrain et des locaux de Champigny (évalués à 400 000 euros) à l’ACIRP (Association cultuelle immobilière de la région parisienne), celle-ci ayant faculté de « mettre les dits biens à disposition gratuite d’associations cultuelles de l’ERF. »                                      

En mars 2016, une nouvelle ère de notre histoire s’ouvre : première étape dans le processus de démolition du temple, la Société du Grand Paris fait abattre toute la rangée de sycomores qui avaient été offerts par Louis Deplano à la fin des années cinquante. Discrètement et avec pugnacité, notre président de CP, Bernard Raynaud, a défendu l’existence de notre paroisse menacée de disparition à cet emplacement devenu stratégique (au pied de la nouvelle gare ligne 15 du métro express !) et réussi à la sauver de la voracité des promoteurs immobiliers. Bientôt un nouveau temple, tout neuf, nous accueillera 13 rue Jean Jaurès. Merci Bernard. Grâce à toi notre histoire continue.

« La foi c’est la ferme assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas. » (He 11,1)                    

D’après les archives de St Maur-Champigny  pour la partie historique

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Ça déménage !

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21 août 2019. Profitant d’avoir un peu de temps en cette fin d’été, Gina, Virginie, Claude, et Joëlle ont entrepris de vider la ludothèque promise à démolition comme le reste. Virginie et Claude sont experts en tri rationnel et confection de cartons dûment étiquetés !

Après avoir jeté ce qu’il y avait à jeter et donné  ce qui n’était plus utile à la paroisse, il reste encore des caisses de matériel pour lesquelles il n’y a pas de place dans le temple provisoire. Deux grands cartons pleins à ras bord de guirlandes et boules de Noël sont confiés à Mathis dont les parents ont bien voulu encombrer leur sous-sol ; autant de cartons de livres pour enfants ont trouvé refuge chez Dominique Steers. Avis aux moniteurs d’Ecole du dimanche en quête de déco pour la prochaine fête de Noël, et aux animateurs de l’aide aux devoirs qui voudraient passer un peu de temps à faire la lecture aux enfants. Il y a là de quoi faire sans avoir besoin de dépenser l’argent de la paroisse pour racheter du neuf !

JP

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Confitures et bonnes actions !

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D’abord il faut prendre rendez-vous avec Dieu dans un jardin improbable coincé entre voie ferrée et avenue bruyante, découvrir que la nature poursuit son œuvre et offre en guise de dernier repas une multitude de prunes jusqu’à faire plier les malheureux arbres déjà dans le couloir de la mort. Déclarer l’état d’urgence pour recueillir un maximum de fruits en quelques heures de fin d’été, avant qu’il ne soit trop tard. Être attentif au message de notre Seigneur Jésus Christ et agir pour transmettre, pour partager pour poursuivre encore un moment les belles histoires d’un temps passé. Faire ensuite la confiture à la foi sang et sucre, puis la proposer, l’exposer et la confier comme une ampoule, sainte pour incarner l’amour fraternel qui doit régner parmi nous. Et enfin acquérir, emporter, donner, déguster, partager, mais l’histoire ne s’arrête pas là car tout acte impacte à l’infini dans la nuée des Chrétiens d’hier jusqu’à toujours.

Alain Gilles

Etiquettes : Fanilo Ravonjiarivelo

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Ils sont venus, ils sont tous là !

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Il était encore temps avant que se referme « pour travaux » la porte du 13 rue Jean Jaurès. Il y avait encore quelques liens qui retenaient certains, les empêchant de tourner la page d’une époque qui avait vu leur vie de foi naître et grandir avec la construction du premier temple de Champigny en 1958. Les uns voulaient sauver les vitraux, les autres la croix, d’autres souhaitaient récupérer des bancs, tandis que d’autres encore courent en avant sans se retourner.

Je ne sais plus comment j’en suis arrivée là mais toujours est-il que le lundi 9 décembre je lançais un S.O.S. à Damaris dans l’espoir que des jeunes autour d’elle puissent venir prêter main forte à Jeremia et Alain pour soulever les 40 kg de vitrail et plus de la croix.

A coup sûr c’est, le Seigneur qui a guidé ma pensée vers Damaris et sa famille. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, 5 paires de bras costauds se rendaient disponibles. Ma logistique était prête. En moins de deux heures ce lundi 16 décembre emballage et convoyage étaient faits.

Aujourd’hui encore je reste sans voix devant cet amour fraternel dont j’ai bénéficié. Je n’ai rien fait, j’ai seulement demandé conseil à des amis pour l’emballage et le transport, acheté le matériel, choisi le vitrail élu qui témoignerait désormais du passé de ce bâtiment, loué le camion, guidé les jeunes dans la réalisation du ballot de vitrail. Mais c’est eux qui ont tout fait ! et avec une telle aisance, un tel dévouement. Comment comprendre ? On fait ça pour le Seigneur. La foi les porte avec une telle force.

Comment remercier ? comment être à la hauteur de ce don généreux de l’amour ? Peut-être en acceptant tout simplement d’être aimée de ces frères en Jésus Christ. Merci Mickaël, Pierre-Jean, Alexandre, Jaïr, Patrick. Merci Damaris. Merci mon Dieu.

Joëlle

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Vitraux du premier temple de Champigny sur Marne

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Dans la perspective de la démolition du bâtiment,  la question de la valeur patrimoniale des vitraux du temple a été posée pour savoir s’il était pertinent de les sauver de la destruction.  Un examen visuel attentif a donc eu lieu le 20 mai 2019 dont le rapport est consigné ci-dessous. Par ailleurs, le réemploi dans le futur temple n’ayant pas été envisagé dans le projet d’architecture retenu par le Conseil Presbytéral, seul un vitrail choisi parmi ceux demeurés en excellent état a été conservé à titre mémoriel pour être exposé dans le futur temple.

 

Examen du 20.05.19

Dimensions :

8 panneaux horizontaux d’environ 180 X 075 cm 

2 panneaux verticaux d’environ 230 x 050 cm

Tous montés sur châssis et mastiqués à l’extérieur. 

Seuls les deux grands panneaux verticaux sont installés sur des châssis non ouvrants alors qu’il existe au pied des châssis un système d’ouverture.     

Nombre de couleurs :

On estime entre 15 et 20 couleurs et nuances, y compris le verre transparent.

Date d’installation des panneaux.

La construction du temple date de 1955-56.

C’est sans doute dès la construction que les vitraux ont été installés, comme en attestent les photos prises le jour de la Dédicace (5 octobre 1958).

Hypothèse sur la méthode de fabrication :

L’examen visuel de 3 carreaux de couleur montre un même type de démarche qui consiste à associer 3 couches de verre. Voir les photos.

Carreau bleu fêlé avec impacts :

* côté intérieur = verre transparent dit verre “cathédrale” (granuleux au toucher).

* Côté extérieur : vitre lisse teintée bleu dans la masse.

* Sur cette vitre teintée, un autre verre transparent, lisse, plaqué et serti avec mastic sur le châssis. Voir photos dont 2 de la face extérieure prises de l’intérieur.

 

Carreau rouge de gauche (nettoyé) : même construction avec variante sur la texture de verre teinté : côté intérieur et extérieur : un verre lisse transparent, entre les deux un verre lisse teinté rouge dans la masse.

Carreau jaune (même panneau que le rouge) : construction analogue au bleu à savoir : deux verres transparents lisses côté intérieur et extérieur, et entre les deux un verre jaune granuleux teinté dans la masse.

Ces sondages ne permettent toutefois pas de conclure que tous les carreaux et panneaux sont fabriqués de la même façon, ni le principe d’alternance retenu par l’artisan pour les verres lisses et granuleux. Ainsi, l’exemple du carreau rouge ci-contre montre que la couleur rouge n’est pas répartie de façon homogène sur tout le carreau.

 

L’examen de ces vitraux révèle un indéniable intérêt des effets de lumière comme en atteste la photo d’un panneau sous le soleil, une fois nettoyé.

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