Edito de janvier 2020

Or maintenant trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais c’est l’amour qui est le plus grand. (1 Co 13, 13)

Notre foi et nos doutes font partie de notre parcours spirituel. Et l’espérance ? Notre présidente de l’Eglise protestante unie, Emmanuelle Seyboldt, nous exhorte à être des passeurs d’espérance. C’est que, pour devenir passeurs d’espérance, encore faut-il la vivre !

Le « maintenant » de l’apôtre Paul se rapporte au temps présent, par opposition aux temps futurs où le Royaume sera présent sur terre. L’espérance, c’est ce qui permet de ne pas être envahi par les drames du monde, par les difficultés de nos vies. L’espérance naît de la foi, de la rencontre avec le Christ, celui qui est avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. L’espérance est ce sentiment qui nous rappelle qu’une petite lumière éclaire tout une pièce, que la vie est plus forte que la mort, qu’une seule personne peut changer le monde.

Un verset moins connu sur l’espérance permet de mieux la décrire : dans la difficile épître aux Hébreux, nous lisons (He 6, 19) : Cette espérance, nous l’avons comme une ancre solide et ferme pour l’âme ; elle pénètre au-delà du voile.

Le voile, c’est une métaphore qui dit ce qui nous sépare physiquement du Christ, en référence au rideau du Temple d’autrefois qui séparait les humains de la présence de Dieu.

L’espérance, c’est comme une ancre, qui nous empêche de dériver. L’ancre permet au navire de ne pas perdre son chemin pendant la halte de la nuit. Elle permet plus de stabilité en cas de mauvais temps. Bref, l’ancre est ce qui permet de garder le cap et parfois de garder la vie. L’espérance me permet de voir les bonnes choses de la vie. Elle me permet de travailler à la paix alors que je n’entends parler que de violence. L’espérance, ce lien avec le Royaume, découle de la foi du Christ. Elle est don de Dieu pour nous permettre de vivre avec lui dans l’attente du Royaume. Elle est génératrice d’espoir, ce sentiment commun à toute l’humanité. Grâce à l’espérance, je sais compter les bonnes choses de ma vie, rendre grâce pour tout ce qui m’est donné.

L’espérance est l’ancre qui nous permet de tenir dans les mauvais jours parce que nous savons que l’amour de Dieu nous est acquis, parce que nous savons que Christ se tient près de nous et nous soutient dans nos épreuves.

Bonne Année 2020 à tous dans la joie du Christ !

Pasteur Isabelle Hervé